Interview de Laurent BOURGUIGNAT à Infos-Dijon : “Je souhaite une ville plus proche des habitants. Nous allons les accompagner au quotidien.”

Interview de Laurent BOURGUIGNAT à Infos-Dijon : “Je souhaite une ville plus proche des habitants. Nous allons les accompagner au quotidien.”

La présidente de la Région Île-de-France – et initiatrice du parti de droite modérée Libres ! – a désigné Laurent Bourguignat comme chef de file pour préparer les prochaines élections municipales. Il répond aux questions d’Infos-Dijon.

Né à Dijon, Laurent Bourguignat a fait toute sa scolarité dans cette ville. Très vite, il a travaillé avec des figures politiques locales du RPR comme Jean-Marc Nudant, Robert Poujade et Louis de Broissia. Il a été directeur de cabinet du conseil général du Jura de 2008 à 2011, «une expérience de gestion de collectivité non négligeable» selon lui. Depuis 2011, il est conseiller municipal d’opposition à Dijon (groupe «Dijon ensemble»).

Laurent Bourguignat a été le représentant d’Alain Juppé dans la Côte-d’Or lors de la primaire ouverte de la droite et du centre avant l’élection présidentielle de 2017. Il a rédigé un livre dont la publication en avril 2018 a coïncidé avec la création de l’association «Dijon ensemble» dont il est le président. Association qui revendique 400 adhérents dont 50 membres «très actifs».

Le 3 octobre 2019, Valérie Pécresse a annoncé qu’elle désignait Laurent Bourguignat en tant que chef de file à Dijon de Libres ! pour les élections municipales de mars 2020. Présidente du conseil régional d’Île-de-France, Valérie Pécresse était membre des Républicains. Elle s’est opposée à ce qu’elle considérait être la «droitisation» de Laurent Wauquiez. Après les élections européennes de juin 2019, elle a quitté les Républicains pour transformer le mouvement «Soyons libres» en parti politique de droite modérée. Le nouveau chef de file dijonnais de Libres ! a accordé une interview à Infos-Dijon.

«LE MESSAGE, C’EST DIJON ENSEMBLE AVEC LES DIJONNAIS»

Conseiller municipal élu sur la liste menée par Alain Houpert, vous êtes maintenant dans le groupe Dijon ensemble. Avez-vous rompu avec votre liste d’élection ?

«Il y a eu une période où les élus issus de la liste constituée par Alain Houpert se sont réunis autour d’Anne Erschens et puis, assez vite, à l’époque, Emmanuel Bichot et Chantal Outhier ont souhaité créer leur propre groupe. C’était le premier acte de scission pour des raisons que l’on respecte. Ça appartient au passé. (…) J’observe qu’il y a eu bien des psychodrames dans la majorité de gauche avec le départ de Laurent Grandguillaume, le départ de Michel Julien. Six ans, c’est long. Les différents groupes de l’opposition se respectent et correspondent à des sensibilités.»