Le prix des carburants atteint des sommets. À Dijon, ce 23 septembre, le gazole s’affiche en moyenne à 2,46 € le litre et le sans plomb 95 à 2,22 €.
Cette situation est insupportable pour les nombreux Français qui n’ont d’autre choix que d’utiliser leur voiture, pour aller travailler, accompagner leurs enfants à l’école, faire vivre leur entreprise, aller chez le médecin, faire leurs courses…
La solution du Gouvernement, une aide versée sur inscription en ligne et sous conditions de ressources, ne convient pas. C’est à la pompe qu’il faut agir, sans condition.
Je préconise un mécanisme de neutralisation de la hausse de la TVA résultant de l’envolée des prix. Cette neutralisation s’appliquerait à la part du prix supérieure au niveau moyen constaté en 2025 (année où le gazole coûtait en moyenne 1,62 € et le SP95 1,73 €). Avec ce système, l’État ne renoncerait qu’à la TVA supplémentaire générée par l’envolée des prix : à consommation constante, il conserverait le même niveau de recettes. En revanche, le consommateur verrait baisser immédiatement le prix du carburant à la pompe (de 8 à 14 centimes par litre).
Je soutiens également la proposition de suspendre les certificats d’économies d’énergie (CEE) portée notamment par Bruno Retailleau et David Lisnard. Cette baisse des charges pesant sur les fournisseurs d’énergie se répercuterait sur le prix à la pompe (de 15 à 17 centimes par litre).
Les deux propositions sont complémentaires et relèvent de la même logique : plutôt que de demander aux Français de remplir un formulaire en ligne pour obtenir une aide, il faut faire baisser directement le prix à la pompe.